Les Chalets : Soyons le premier quartier Zéro Moustique-tigre !

 Encore une preuve du réchauffement climatique, depuis l’an dernier une nouvelle famille s’est installée dans notre quartier, et largement dans notre département.

Mais qui est-ce ?  le moustique-tigre,  Aedes albopictus

En quoi est-il différent ?

Les femelles sont agressives dans la journée, et pas la nuit.

Il est petit, il ne se déplace qu’à 150 mètres maximum.

Les femelles pondent leurs oeufs dans les récipients : soucoupes, bassines, canettes, jusqu’à la taille d’un bouchon. Jusqu’à 1000 oeufs par femelle et par saison.

Il peut être transmetteur de maladies : dengue, chikungunya, zika…

Les Chalets en Transition vous proposent de faire face tous ensemble à ce nouvel envahisseur !

Pour une solution collective,

Pour une solution locale,

Pour une solution sans pesticide,

Créons le premier quartier Zéro moustiques tigres !

80% de la prolifération provient des jardins privés.

C’est un moustique citadin. Il ne se reproduit pas dans l’eau courante, contrairement aux autres moustiques.

Comment agir, ensemble, localement, pour limiter sa nuisance dans notre quartier ?

  • Adopter chez soi les 7 réflexes décrits au dos, tous ensemble : limiter les eaux stagnantes, et en parler autour de nous !
  • Vérifier l‘eau stagnante dans les parties communes et les jardins inoccupés
  • Une larve se transforme en moustique en seulement 5 jours.

Et pourquoi pas faire un apéro autour de cette opération “Cass’Moustique-Tigre”, comme ils le font dans les îles où ce moustique est déjà présent ?

Ou sonner chez nos voisins pour les alerter ?

Lors de la réunion à Colomiers, le spécialiste a dit qu’il faudra s’habituer à vivre avec. Et il a donné l’idée d’installer des ventilateurs sur les terrasses : les moustiques n’aiment pas le vent.

Tous réunis pour les limiter, nous passerons un été moins pénible que le précédent !

 

Les septs réflexes à adopter pour limiter le moustique tigre : 

http://www.ville-colomiers.fr/download//luttemoustiques-memo-10×21.pdf

 

Les Ateliers de la Transition, un succès retentissant.

  

 

L’association Toulouse En Transition a encore frappé. Partant d’un concept original des “Ateliers de la Transition” imaginé par le sous-groupe “comité des fêtes”, elle a réussi à donner naissance à une soirée pratico-pratique . Fini les blablas, ils sont passés à l’action et cela a, selon les dires, porté ses fruits. Une soixantaine de personnes étaient présentes. Reportage.

Un concept à couper le souffle

“Nous voulons vous présenter les ateliers que nous organisons dans les quartiers afin que vous puissiez les dupliquer dans les vôtres” a lancé Darany, membre de l’association, à la première personne arrivée. Si nous lisons entre les lignes, l’association a déjà réalisé ce type d’ateliers dans plusieurs quartiers et a eu envie de les exposer et même de les transmettre en les faisant tester. Cinq ateliers pratiques étaient proposés :

  • La construction d’une jardinière avec un bac à réserve d’eau
  • La fabrication de cosmétiques et produits d’entretiens (lessive, déodorant)
  • la réalisation de “bombes de graines” pour la prochaine soirée verdissement de la ville
  • Une zone de gratuité
  • Un atelier “la transition dans ma rue”

Chaque atelier était proposé par des bénévoles de Toulouse en Transition (ou pas) qui montraient le principe et laissaient ensuite faire les gens.

  

  

Un repas (presque) exceptionnel

“Les gens ont apporté des choses succulentes et variées, il y en avait pour tous les goûts. Par contre, j’avoue qu’on manque un tout petit peu de vin, c’est dommage…” nous a chuchoté un membre de l’association qui a voulu rester anonyme.

L’idée est toujours la même, chacun apporte un petit quelque chose à partager ce qui permet d’allier convivialité, rencontre et … transition bien sûr. “A quand les ateliers cuisines” nous a lancé un inconnu au bataillon qui se léchait les babines.

Une prochaine soirée sous peu ? 

Les prochains Ateliers de la Transition se dérouleront à la salle San Subra le jeudi 19 avril à 20h dans le quartier Saint-Cyprien. Les bruits de couloir nous font dire qu’apparemment, il y aurait de nouveaux ateliers type “zéro déchêts” ou “lombricompostage”… On reste connecté pour en savoir plus !

-> Facebook 
-> site internet : agenda 

Le mot de la fin est du photographe des Ateliers de la Transition : “Le second degré de cette photo retranscrit à merveille la soirée que nous avons vécue. L’ambiance était à la fois légère et instructive accompagnée d’une pointe de folie. Quel régal !” .

A très vite 🙂

A la rencontre de Pierre et sa ferme.

“Je n’ai pas toujours voulu être maraîcher. Pendant un temps, j’ai voulu lancer une boite d’éco-construction car j’en avais un peu marre de l’activité maraîchère. Bon c’était bancal et ça n’a pas trop pris. Ma femme, elle, continuait de jardiner et de faire vivre la ferme en se disant : Mais qu’est-ce qu’il fout celui là ?? Ahaha, elle avait raison. Ni une, ni deux, j’ai repris ma casquette de maraîcher, et aujourd’hui nous vivons de cette activité depuis 30 ans”. Tels ont été les premiers mots de l’immense Pierre Besse.

 

Exactement vingt-quatre personnes ont visité la fabuleuse ferme de Pierre et Nicole Besse à Lagardelle-sur-Lèze à 30 km au sud de Toulouse.

Nous tenons à applaudir très fort les trois personnes d’un courage ultime qui s’y sont rendu(e)s à vélo. Retour sur cette visite.


La visite a démarré par un petit tour de table pour que tout le monde puisse se connaître. Autour de la “table” il y avait principalement des citadin(e)s qui avaient de l’intérêt pour la paysannerie, la permaculture, l’agroécologie, le jardinage et tutti quanti ! Chacun(e) avait un vocabulaire bien à lui, un parcours original (ou pas), une conception de l’agriculture particulière. Il fallait donc approcher de plus près le réel en allant au contact d’un paysan qui pratique, fait, transforme.

Mais qui est donc Pierre Besse ?

En parallèle de son diplôme d’agronomie, il lit les livres comme la plupart des étudiants d’aujourd’hui qui arrivent à mettre à distance internet. Il tombe sur un bouquin qui le touche particulièrement : “La révolution d’un seul brin de Paille”, écrit par Masanobu Fukuoka. Un paysan Japonais qui propage l’idée “d’Agriculture Naturelle” qu’il théorise et pratique lui même au sein de sa ferme. Ses méthodes sont nouvelles (et surtout anciennes) et la philosophie qui l’accompagne est plutôt de cultiver avec son environnement plutôt que … contre. La lecture est donc fortement recommandée. Par la suite, Pierre nous explique qu’il a passé huit ans en tant qu'”apprenti ” maraîcher sur un terrain à Ramonville prêté par la collectivité. Il expérimente l’activité sur deux hectares qui étaient selon lui “beaucoup trop pour ce qu’il savait faire”. Mais il s’accroche et persévère grâce à l’encouragement et la formation de sa “tutrice” Emilia Hazelip. Puis en 1997 il  achète, avec sa femme Nicole, 4 hectares de terrain à Lagardelle sur Lèze, construit sa maison et commence à produire de manière biologique mais assez “classique”. En 2006, il met en pratique une agriculture plus résiliente et décide d’arrêter le travail mécanisé et mécanique.

Et la ferme ?
Voici la description que nous pouvons vous faire : une magnifique maison en terre-paille auto-construite après quatre ans de travaux, un hectare de maraîchage inspiré de la permaculture, un verger, un poulailler sans poule et un espace test. A l’écrit cela semble presque un peu “bateau” nous en convenons. De visu, c’est autre chose. Mais vous ne pouvez pas vraiment comprendre malheureusement !
Bref, nous continuons la visite et arrivons sur l’Espace TEST. Une jeune femme d’une trentaine d’années, ancienne commerciale, se forme depuis le début de la saison en expérimentant le maraîchage sur petite surface. Pierre et Nicole lui laissent une partie du terrain et lui apportent quelques conseils quand elle en a besoin. Elle jongle entre autonomisation et formation… “Royal” pour se lancer dans de bonnes conditions. Son discours est passionnant, léger et nous nous identifions facilement à cette “jeune débutante”. Nous pensons tous : ” Peut-être que moi aussi en fait je pourrai devenir paysan(e) … ?  ” Je vous laisse imaginer la cogitation au retour de la ferme.

17 h : Les giboulées de mars n’en finissent plus. Nous décidons de s’arrêter là, nous remercions chaleureusement Pierre Besse pour sa disponibilité et lui proposons, en échange, de prêter mains fortes pour un futur chantier participatif.

Pierre a su nous conter avec passion la vie d’un paysan qui, avec trente ans de recul, garde une philosophie (et une pratique) qui alterne entre la recherche d’autonomie, de cohérence mais aussi la volonté de rester ouvert et disponible aux autres.

Encore merci à Pierre et Nicole de nous avoir accueilli. Merci également à l’association Toulouse en transition qui ne cesse de fournir un travail acharné, et tout simplement exceptionnel.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la ferme, voici les liens :

A très vite pour une prochaine visite.