Aujoulat VS. Toulouse en transition : ROUND II

Transitionneuse, transitionneur,

L’heure du match retour a sonné. Après nous avoir fait miroiter milles avancées révolutionnaires, après nous avoir flatter sur le travail que nous avions effectué, sous-entendant ainsi que nous l’avions forcé à bosser, Michel Aujoulat, Vice-Président tout-puissant de Toulouse Métropole nous a enfin reçu afin de débattre pendant plus de 2h des 22 Fiches Actions que nous lui avions envoyé.

RAPPEL DES FAITS :

L’association Toulouse en transition participe depuis 1 an et demi à la campagne des Alternatives Territoriales sur la Plan Climat Air-Energie Territorial en partenariat avec Alternatiba pour améliorer la conception et la réalisation du Plan Climat. Composé de 83 Fiches Actions, le PCAET ambitionne un profond changement de modèle développement.
Le groupe Alternatives Territoriales a pour objectifs d’encourager la Métropole à s’engager davantage, à accorder des moyens plus importants pour la réalisation des objectifs fixés. Le groupe s’est investi aussi dans la réécriture de Fiches Actions incomplètes ou pas mises à jour, dans la conception de nouvelles actions.
Après quelques mois de travail bénévole, 22 Fiches Actions furent envoyées à la Métropole. A travers le Comité de suivi du PCAET, le groupe Alternatives Territoriales scrute l’avancement du projet et tient responsable la Métropole pour ses engagements.
En s‘efforçant de déceler les actions les plus efficaces pour lutter contre le dérèglement climatique, le groupe souhaite élaborer avec l’aide de Citoyens pour le Climat et 14 autres associations un Livret d’Actions Ecologiques Fondamentales dans l’optique des élections municipales 2020 afin que chaque candidat des 37 communes de la métropole s’engage à défendre le projet de la transition écologique.

LE MATCH

Durant cet entretien, nous passâmes en revu chacune des 22 Fiches Actions afin d’obtenir une réponse concrète des autorités publiques sur chaque fiche. La discussion montra les limites de l’action des acteurs publics, bridés par des arbitrages budgétaires défavorables à la volonté de transition énergétique et par les obstacles techniques inhérents à la mise en œuvre d’un projet de transformation ambitieux, malgré un degré de volontarisme.

Aussi, les autorités publiques ont soutenu à la fois la méthode rigoureuse de Alternatives Territoriales dans l’élaboration des Fiches, mais aussi la majorité des revendications. En particulier, 12 Fiches furent acceptées telles que les associations les avaient rédigées. Une Zone à Faible Emission élargie, élément fondamental d’une refondation de la mobilité à Toulouse, sera établie en 2020, bien que le débat sur le bannissement des voitures autour des écoles ne soit malheureusement pas encore tranché.

Cependant, les deux Fiches Actions les plus significatives en termes de budget et de baisse d’émission de gaz à effet de serre, à savoir le plan vélo et le plan de rénovation thermique, doivent encore être débattues avec les acteurs concernés et une réponse écrite définitive sera envoyée aux associations d’ici à la fin juillet.

De plus, deux Fiches, concernant l’exemplarité écologique des bâtiments scolaires ainsi que l’accompagnement des entreprises dans leurs plan de mobilité, furent refusées, la première pour des raisons budgétaires et logistiques, la seconde car Tisséo l’estime trop inefficace par rapport à l’engagement nécessaire.

Enfin, les autres Fiches Actions sont actuellement retravaillées dans des ateliers ou à travers des études et seront l’objet d’une réponse écrite détaillée de la part de la Métropole.

Bien que pas complétement dupe quant au contenu de cette réponse, Toulouse en transition a la ferme intention de capitaliser sur ces évènements afin de lancer une dynamique écologique importante en vue des municipales. Cela se fera avec l’aide de Citoyens pour le Climat et les 14 autres associations unies dans la démarche des Incontournables ayant pour but d’écrire 15 propositions incontournables pour sauver le climat à Toulouse et pousser les candidats à adopter ces propositions par des actions de lobbying et de pressions citoyennes. Ces propositions seront écrites dans le courant d’octobre, validées vers décembre, puis s’organiseront des Grands Oraux par thématique afin de juger le programme de chaque candidat.

En bref, beaucoup de travail en perspective…

Lancement officiel du vélo-remorque de TET !

Toulouse en transition avait un rêve depuis plusieurs années : celui d’avoir une remorque symbole de la transition. Plus précisément un vélo-remorque qui serait à la fois un symbole mais aussi un outil d’essaimage des ateliers pratiques.

Pourquoi ce rêve ? Pourquoi un tel objet ? Comment s’est-il réalisé ? A quoi pourra-t-il servir ? En tant qu’investigateurs, nous sommes allés une nouvelle fois à la rencontre d’un collectif hors norme.

Un rêve présent depuis, en fait, un an. 

L’idée est née il y a un an jour pour jour. Marie-Pierre et Romain, deux membres actifs du mouvement toulousain imaginent un vélo-remorque jamais conçu auparavant qui serait à la fois le symbole de la transition mais aussi un outil de transport et de stand.

Une remorque 2 en 1 qui permettrait surtout de continuer à réaliser les fameux ateliers de la transition que sont : les Cafés Bricol’s, les zones de gratuité, les ateliers fait-maison et autre atelier en tout genre.

Un rêve qui devient collectif

L’idée arrive ensuite aux oreilles de l’ensemble des transitionneurs et transitionneuses de l’association. Toutes et tous imaginent l’objet et émettent des propositions et réflexions afin d’améliorer le concept.

Plusieurs ateliers “d’intelligence collective” s’initient alors et plusieurs volontés émergent :

  • Avoir une remorque fabriquée de manière artisanale
  • Avoir une remorque qui se transforme en plan de travail pour les ateliers
  • Avoir un remorque relativement légère

Toutes ces conditions impliquaient alors de trouver une personne bricoleuse à la fois créative, souple et déterminée. Par miracle, ils ont rencontré l’homme prodige, un certain Giancarlo.

Un chantier semé d’embûches !

Nous avons rencontré maître Giancarlo qui nous a expliqué la manière avec laquelle il avait appréhendé ce challenge. “Oh vous savez, je n’avais jamais construit de remorque mais la commande requise par Toulouse en transition me plaisait. J’ai donc construit les plans avec mes acolytes Romain et Moon puis nous avons ensuite été cherché l’ensemble des pièces nécessaires chez des vendeurs locaux : Bergès pour la feraille, Recyclobat pour le bois, la maison du vélo pour les pneux. Puis je me suis mis au travail. Aujourd’hui je suis satisfait du résultat et j’espère que l’association connaîtra un succès international grâce à cette fabuleuse remorque !”

Une première sortie officielle le 4 et 5 juin.

Lors des 48h de l’agirculture urbaine, la remorque de la transition à fait sa première sortie officielle, tractée par un vélo électrique tout droit sorti de la maison du vélo avec laquelle l’association est partenaire. Le choix du vélo-électrique a fait débat au sein de l’association mais ils ont finalement opté collégialement pour un vélo que chaque membre pourrait utilisé pour affronter la  montagne de Jolimont, remorque pleine, par exemple !

Une première sortie à l’épicerie Campillo s’est faite le samedi, et une seconde le lendemain au jardin Raymond VI !! La remorque a fait ses preuves et est retournée en fin de week-end au “Giancarlo garage” pour procéder à quelques améliorations.

Gardez les yeux ouverts

“L’objectif est que l’ensemble des quartiers s’approprient l’outil et qu’ils s’en servent à leur convenance ! ” Déjà plusieurs demandes sont en cours pour utiliser la remorque artisanale de TET !

Chers lecteurs, chères lectrices, ouvrez bien les yeux et vous la verrez défiler incessamment sous peu…

Si vous voulez la voir le plus rapidement possible, vous pouvez vous rendre au quartier des chalets ce week end pour la zone de gratuité et surtout à la salle SAN SUBRA le jeudi 23 mai à 19h30 pour la fête foireuse et joyeuse de la transition !!

Reporters anonymes, à vous les studios.

Quels enjeux pour l’agriculture et l’alimentation de demain ?

Quels enjeux pour l'agriculture et l'alimentation de demain ?
Quels enjeux pour l'agriculture et l'alimentation de demain ?

Les élections européennes du 26 mai auront un impact déterminant pour notre modèle agricole et alimentaire au travers de la Politique Agricole Commune (PAC).

Avec Manon LE BRETTON (France Insoumise), Marie SAUTS (Génération.s), Pierre-Louis VERNHES (Urgence Écologie), Véronique VINET (EELV),
ainsi que Jacques BONATI (Confédération Paysanne), Francois CALVET (Agriculteur) et Michel DURU (Scientifique INRA)

Cet événement est organisé par 14 organisations paysannes et citoyennes : Terre de Liens Midi-PyrénéesToulouse En Transition, CIVAM 31 (http://www.civam31.fr), Cocagne Haute GaronneErables 31, FRAgriBio Occitanie (http://www.biomidipyrenees.org/), Green My City, InPACT Occitanie (http://www.inpact-occitanie.org/), Confédération PaysanneGreenpeace France / Groupe local de ToulouseADEAR 31Le 100e SingeAlternatiba ToulouseFne Midi-Pyrénées
Ce débat s’inscrit dans la campagne “Pour une autre PAC“, qui rassemble 36 organisations paysannes, environnementales, de bien-être animal, de solidarité internationale et de citoyen·ne·s-consommateur·rice·s et porte depuis plus de deux ans des propositions concrètes de réforme de la PAC.

La Politique Agricole Commune est une politique fondatrice de l’Union Européenne, qui conditionne notre alimentation et représente près de 40% du budget de l’Union européenne. Elle nourrit malheureusement aujourd’hui certaines dérives du système agro-alimentaire : problèmes sociaux (faible revenu des paysans, baisse du nombre de fermes, etc.), écologiques (manque d’adaptation de l’agriculture au changement climatique, chute de la biodiversité, etc.) et sanitaires (utilisation de produits chimiques, antibiorésistance, etc.).

>>>>>  A quelques jours des élections, cette soirée est l’occasion de s’informer, d’échanger en direct avec des personnalités qui ont une connaissance fine des mécanismes européens, d’interpeller les candidats et de faire avancer des propositions alternatives, pour une agriculture nourricière de qualité, respectant l’environnement et qui permette à ses acteurs de vivre décemment.

Pour clôturer les débats, nous vous proposons une petite auberge espagnole pour continuer à échanger.

Au plaisir de vous y retrouver !

Si vous avez des questions sur l’événement, vous pouvez nous contacter via la page FB de l’événement