Atelier Noël en Transition du 30/11/2019

A l’approche des fêtes de fin d’année, il est bon de rappeler que l’on peut moins consommer et fabriquer soi-même toutes sortes de choses !
Le 30 novembre 2019, le groupe Centre – Terre du milieu – de Toulouse en transition, a organisé un atelier « DIY » axé sur la fête de Noël. Cet événement a eu lieu à la maison de quartier des Chalets.

Au programme, il y avait les ateliers suivants :
• Calendrier de l’Avent
• Terrarium
• Origamis, décorations en papier
• Emballage de cadeaux
• Tawashi (éponges fabriquées)
• Produits fermentés
• Zone de gratuité

Calendrier de l’Avent
Différentes manières de créer son propre calendrier. Durant l’atelier, il a été proposé de le faire avec des rouleaux vides de papier toilette. Les rouleaux servent de boîtes, on y inscrit des chiffres de 1 à 25 que l’on suspend ou que l’on met dans une corbeille et on peut y glisser des petits cadeaux dedans. Il est également possible d’utiliser un plateau d’œufs où on utilise les alvéoles comme « contenant à cadeau » et que l’on recouvre d’un simple disque de carton découpé afin de cacher la surprise.

Terrarium
Le principe d’un terrarium est de faire pousser une plante dans un bocal en verre, fermé ou ouvert. Le milieu est confiné et fait penser à un aquarium où l’eau est remplacée par de la terre et les poissons par diverses plantes.
Origamis, décorations en papier
Il n’y a pas eu à proprement parlé d’origami de faits, mais l’atelier a permis de faire des « cœurs hollandais », un tissage de papier qui donne à la fin un petit contenant en forme de cœur. Nous avons aussi pu expérimenter un collage de papier pour créer un flocon.

Montage photo de terrariums

Emballage de cadeaux
Comment emballer ses cadeaux sans faire de déchets supplémentaires ? Essayez le Furoshiki ! C’est à l’origine un beau tissu japonais qui servait à emballer toute sortes de choses. On peut s’inspirer de cette pratique et emballer ses cadeaux dans de jolis tissus en fermant avec des nœuds. Ensuite, lorsque l’on offre son cadeau, il faut préciser au destinataire du cadeau que vous souhaitez récupérer votre tissu afin de pouvoir le réutiliser pour d’autres occasions.

Emballage cadeau avec du tissu

Tawashi (éponges)
Encore une inspiration venue du Japon ! Le tawashi est une éponge qui peut être crochetée, tricotée, ou tissée. La version de notre atelier a été faite à partir de chaussettes diverses sur des planches prévues à cet effet. Ce sont des planches avec 20 clous plantés à intervalle régulier sous forme de carré et qui permettent de tisser les bandes de chaussettes découpées. Une bonne idée cadeaux zéro déchet !

Atelier Tawashi

Produits fermentés
Une bénévole a partagé ses ferments. Parmi eux, il y avait du levain (pour faire du pain, des brioches…), du kefir (boisson fermentée), et du kombucha (boisson fermentée à base de thé). Ces ferments ont été joliment déposés dans des récipients puis décorés de sorte à pouvoir être offerts.

Noël DIY à manger

Zone de gratuité
Chacun pouvait apporter des choses dont il n’avait pas l’utilité et qui pouvait servir à quelqu’un, mais chacun pouvait aussi emporter ce qui lui plaisait. Il y a eu beaucoup de dons, et quelques heureux qui ont trouvé des trésors.
Les bénévoles ont pu partager leurs connaissances avec une quinzaine de curieux qui ont posé des questions, regardé et créé selon leur imagination et leurs envies.

Zone de gratuité

Une buvette était aussi à disposition pour satisfaire les petites faims et les grandes soifs !

L’après-midi est passée vite et les bénévoles ont été satisfaits de voir les sourires de satisfaction des visiteurs après avoir créé leurs œuvres. Le partage de bons moments avec de l’entraide, c’est un peu ça, la magie de Noël.

Petite histoire de la transition : Ouvrir un café associatif ?

Maxime a posé un an de congé sabbatique en 2018 afin de mener un projet qui lui tenait à cœur, ainsi qu’à toute l’équipe du foyer rural du village de Lasserre-Pradère : ouvrir un café associatif dans le village, uniquement tenu par des bénévoles afin de créer un lieu pour promouvoir l’éducation populaire, les échanges inter-générationnels, les savoir-faires ou tout simplement pour se retrouver autour d’un verre.

Le projet s’est concrétisé autour du bâtiment de l’ancienne école, mis à disposition par la mairie, et pendant plus d’un an, le groupe des bénévoles s’est soudé autour des travaux de rénovations. De très bons moments lors desquels tout le monde a pu apporter ses compétences (culinaires pour les encas, bricolage-rénovation, déco-aménagement du lieu etc).

Le lieu est ouvert depuis le 19 Octobre 2019. Vous pouvez consulter la vidéo du projet ainsi que le programme mois par mois sur la page facebook du café le Buv’Art (facebook.com/cafelebuvart).

Et voici les impressions et réflexions de Maxime concernant ce beau projet :

Pour moi, ce projet de Buv’Art c’est la petite histoire dans la grande histoire.

La petite histoire de simples habitants d’un village qui se regroupent pour construire quelque chose ensemble, et contribuent ainsi à la Grande Histoire des relations humaines, du vivre ensemble.

C’est la petite histoire d’un projet qui cherche à réutiliser le matériel usagé, faire au mieux avec peu d’argent, réparer pour redonner une seconde vie aux choses, dans la Grande Histoire d’une société qui produit tellement qu’elle croule sous les choses matérielles gaspillées, inutilisées tandis que les ressources naturelles sont précieuses et limitées.

C’est la petite histoire de personnes qui ont une prise de conscience écologique et qui ont compris qu’il faut donner une place primordiale au local, aux produits biologiques, éveiller les consciences sur d’autres façons de vivre… dans la Grande Histoire d’un monde globalisé, où les marchandises font le tour de la terre pour être consommé, où les personnes vont se divertir à l’autre bout du monde sans voir la beauté qu’ils ont sous les yeux.

C’est la petite histoire des gens simples, des personnes âgées, des jeunes, des artistes, des bricoleurs, des retraités, des curieux, des adorables et des râleurs, qui ont pensé qu’un lieu pour se retrouver va leur apporter un bonheur simple, dans la Grande Histoire de la performance, la compétition, des amis dématérialisés et  de l’opposition des uns par rapport aux autres.

C’est ça notre petite histoire, mais comme elle a tout d’une grande, elle nous rend heureux de faire notre part.

SOIREE OUVERTE, Jeudi 28 Novembre

Vous voulez en savoir plus sur la transition ? Rencontrer des personnes de votre quartier pour savoir ce qu’il s’y passe ? Savoir comment vous impliquer ? Vous voulez échanger, découvrir, partager ? Rejoignez nous !

Ces soirées, ouvertes à tous, sont de véritables temps de rencontres d’échanges, avec ceux qui sont déjà investis dans le mouvement, ceux qui découvrent, ceux qui souhaitent s’y engager. C’est aussi l’occasion de découvrir les différentes actions, les projets, participer à des atelier pratiques (café bricol, zone de gratuité, fabrication de produits DIY, etc) ou encore de se lancer avec son quartier dans la transition 😉

La thèmatique pour le jeudi 28 novembre s’articule autour de l’île du Ramier. Lîle possède des hectares de verdure et des bâtiments à réinvestir. Avec la participation du Collectif du Ramier, nous vous invitons à penser l’île de demain.

Programme de la soirée :
Présentation du Collectif du Ramier
Ateliers de réflexion
Restitution collective

Durant la soirée nous vous proposons également un moment de détente auberge espagnole : pensez à apporter de quoi grignoter et/ou à boire ainsi que vos verres réutilisables !

 

La date : jeudi 28/11/2019

L’heure : 19h à 22h

Le lieu : Salle San Subra

L’adresse : 2-, 4 Rue San Subra, 31300 Toulouse, France

Participation : aucune, si ce n’est un petit quelque chose à boire ou à manger ?

+ d’info : https://www.facebook.com/events/1094141064118075/

Petites histoires de la transition : reconstruction professionnelle

Une transition parmi d’autres, et une transition pas comme les autres. Sarah, adhérente de Toulouse en Transition, nous raconte comment aujourd’hui elle concilie aspirations personnelles et vie professionnelle. Voilà ses ingrédients : des occasions par-ci, des rencontres par-là, des opportunités parfois, avec comme bases la réflexion et le temps. Et c’est pourquoi nous souhaitons vous partager son cheminement.

« Je ferme les yeux et j’essaye de me rappeler là où tout a commencé…

Une maison en bois, non ; un abonnement à la maison écologique il y a 10 ans et puis plein de lectures sur l’habitat passif, « écolo » et puis la découverte de ce grand terrain boisé à l’orée de la forêt de Bouconne.

Après 5 ans d’aménagements, de travaux … Germe l’envie d’un vrai potager.

Inscriptions aux cours de Muriel à IODE : « Jardin au naturel » ! wahou ! je dévore chaque cours entre midi et 2 ; le sol, la mycorhisation, comment on habille un poireau et le fameux « pas de bourdons, pas de courgettes »  que je reprends souvent en « pas de bourdon, pas de potiron » !

  1. Organisation d’un CCP (Cours de Conception en Permaculture) en autogestion chez nous. Notre petite maison en bois accueille une vingtaine de permaculteurs en herbe. 72h de bonheur. De très belles rencontres humaines, une prise de conscience « zéro déchet », de découvertes, de cheminements…

Avant le stage, j’avais demandé un congé sabbatique. Après le stage je me demande comment tenir les 2 mois de travail qu’il me reste avant cette pause !

13 mois. 13 mois rien que pour moi. Du temps pour faire le point, pour être avec mes amis et ma famille, des formations (Arbres et Paysages d’autan, chez des maraichers bio, des « permaraichers »), du temps pour du bénévolat à la ferme et des expérimentations dans mon jardin.

  1. passage de relais ! Je reprends le travail à Airbus et mon ami prend lui aussi 1 an de congé sabbatique. Le projet : créer le futur café associatif de notre village avec ouverture imminente le 19 octobre 2019 !

Bilan de ces 2 congés : beaucoup de personnes rencontrées « en dehors d’airbus », un ancrage local, des savoirs faire retrouvés, du temps « pour faire les choses nous-mêmes », et même un goût nouveau, celui pour les plantes sauvages et comestibles.

  1. Notre cheminement continue. Mon ami change de poste pour la R&T Airbus afin de participer peut être à la conception d’un avion plus vert. Nous n’avons plus pris l’avion depuis 3 ans.

Moi je demande une rupture conventionnelle. Acceptée. HOURRA !

J’écris cet article le soir de mon premier jour sans badge bleu. Mon nouveau métier est à inventer. Probablement de la conception de jardins comestibles et l’animation d’ateliers nature. Probablement. Car je n’ai pas de carte IGN détaillée ; je me laisse guider aussi par les rencontres sur le chemin. Je trouve qu’elles mènent toujours vers de beaux paysages… à croquer !”

Sarah – le 16/09/19