Scénario Biorégion 2050 pour l’île de France, à adapter à la région toulousaine ?

L’institut Momentum a réalisé une étude extrêmement complète sur un scénario prospectif pour l’île de France en 2050 après le pic de pétrole. 

“Avec le soutien du Forum Vies Mobiles, l’Institut Momentum a élaboré un scénario visant à imaginer une Ile-de-France sans voitures à l’horizon 2050. Dans cette vision inédite développée dans une étude de 240 pages que nous publions aujourd’hui, nous utilisons la biorégion d’abord comme un instrument interprétatif pour affronter la dégradation actuelle de nos urbanisations diffuses caractérisées par d’immenses empreintes écologiques et par une dissolution du concept de ville dans des structures fortement dissipatives qui entraînent des consommations énergétiques croissantes.”

 “Une biorégion est un territoire dont les limites ne sont pas définies par des frontières politiques, mais par des limites géographiques. Cette vision conçoit les habitants d’un territoire, leurs activités et les écosystèmes naturels comme une seule unité organique au sein de laquelle chaque site, chaque ressource, de la forêt à la ville, des plateaux aux vallées, est développé de manière raisonnable en s’appuyant sur les atouts naturels du territoire. C’est une façon de penser l’espace urbain et l’activité humaine en relation intime avec son territoire. “

Et si, on construisait une vision équivalente pour la région toulousaine ? 

https://www.institutmomentum.org/bioregion-ile-de-france-2050-scenario-de-linstitut-momentum/ 

 

Des solutions pour le monde d’aujourd’hui : l’éco industrie locale

et si on avait des industries qui nous permettent de faire les objets indispensables localement ?

 

Ce texte de pure fiction est librement inspiré par le livre de Luc Dando “Vers une Eco industrie Locale”

Nous sommes en avril 2030 et Katia est heureuse de partir travailler dans son atelier. Aujourd’hui elle doit réaliser des petites pièces avec sa machine outil pour son ami Paul qui assemble des parapluies. Elle est très fiere de sa machine qu’elle a améliorée avec l’aide du labo dédié au Low Tech toulousain. Toulouse n’a plus que 5% de chomeurs car depuis la crise de 2020, une fantastique force de créativité a ébranlé le vieux système économique.

On est passé d’un système basé sur quelques grandes entreprises mondialisées à une myriade de petites entreprises locales qui travaillent main dans la main pour fournir tous les biens essentiels dont a besoin la région.

En 2020 une énorme crise dû à un tout petit virus a fait vaciller l’ancien modèle économique : elle a montré le risque de délocaliser au coût minimum les biens de première nécessité. Le zéro stock prôné par la méthode Lean a donné lieu à des ruptures d’approvisionnement. L’approche mono source a bloqué toute la production quand le virus sévissait là où l’usine de production était située.

Heureusement, en s’inspirant des principes de l’éco industrie locale de très nombreux entrepreneurs, artisans, ingénieurs ont relevé le défi !

Ils ont inventé des machines robustes, faciles à réparer et capables de faire des pièces très variées. Ils ont créé des petits ateliers capables de s’adapter à la demande. Ils se sont mis à coopérer ensemble pour pouvoir fournir en fonction des besoins et en ce moment comme il pleut beaucoup, Katia fabrique des embouts pour les parapluies de Paul. Demain elle emboutira des pelles à main pour le jardinage car c’est ses amis permaculteurs lui en ont demandées ! Elle se sent utile et c’est quand même autre chose que le bullshit job qu’elle avait il y a 10 ans, dans un gros bureau d’étude où elle fournissait des rapports que personne ne lisait !

Si ce monde vous tente, rejoignez la transition !

Retour sur la plantation de la 1ère Microforêt à Toulouse

Le mois de Mars a été un mois riche en émotions pour le collectif. 

Le 2 Mars nous avons planté notre première micro-forêt que nous avons surnommé “la forêt des Géants”. Cette plantation a conclu la formation de 5 jours que nous avons organisée avec Urban Forest du 27 au 2 Mars.

Ce sont 20 porteurs de projets, choisis pour leur motivation et la maturité de leur projet, qui ont pu se former à la méthode de plantation de micro-forêt en zone urbaine.

Nous avons abordé les différents aspects d’un projet de micro-forêt : l’écologie forestière, le sol, le choix des espèces, le matériel, les démarches administratives, etc… Nous avons alterné des enseignements théoriques à l’intérieur, avec des exercices pratiques sur le terrain de plantation.

Le jour de la plantation, le vent et les averses n’ont pas empêché les élèves de 6ème de l’établissement La Prairie de venir planter une bonne partie des 1200 plants d’arbres. Après un rapide pique nique nous avons continué notre travail et avons eu la chance d’accueillir plus d’une vingtaine de bénévoles au cours de l’après-midi pour nous aider sur le chantier. En plus de la plantation des arbres, nous avons monté la clotûre, arroser les plants et pailler la plantation. La journée s’est terminée autour de 18 heures, le corps fatigué mais le sourire aux lèvres, quelques uns se sont retrouvés en ville pour partager des bières et les autres sont rentrés se reposer.

Le collectif Micro Forêt, de Toulouse en Transition a planté la premiere micro-forêt à Toulouse sur un terrain en bordure de périphérique. Selon la méthode Miyawaki, les essences locales sont plantées de manière très serrées.

Une communauté était née, celle de la Forêt des Géants…

Quelques jours après la plantation nous avons reçu la nouvelle que nous attendions tant, notre projet Miyawa’kit avait été sélectionné par l’appel à projet régional “Ma solution pour le climat”. Grâce aux votes de plus de 700 personnes, notre collectif va pouvoir financer la plantation de 8 micro-forêts ainsi que la création de supports de formation et de contenus pédagogiques pour que chacun puisse se former à la méthode de plantation Miyawaki.

Aujourd’hui nous sommes au commencement d’une nouvelle étape pour ce jeune collectif.

Après avoir planté cette première micro-forêt, nous avons besoin de faire le point et de prendre du recul sur cette aventure qui nous a unis pendant plus de 6 mois.

Cette période de confinement nous permet à tous de prendre ce repos et ce recul qui nous permettra de continuer l’aventure encore plus solides, créatifs et convaincu.es.