IRRINTZINA, le cri de la génération Climat ! 22 mai Ciné Débat salle Nougaro 20h

IODE a le plaisir de vous proposer un ciné-débat, le 22 mai à 20h Salle Nougaro avec la participation de Toulouse en Transition, Alternatiba Toulouse, Enercoop, Citoy’ENR..

 participation 2€

Face au sentiment d’impuissance que provoque l’extrême gravité du dérèglement climatique, quelques militants de l’organisation basque Bizi ! font un pari fou : construire en quelques années une mobilisation sans précédent en vue de la COP21 et lancer un grand mouvement non-violent pour le climat : Alternatiba.

De Bayonne à Paris, sur des vélos multiplaces, coup de pédale après coup de pédale, en multipliant les villages des alternatives, de petites victoires en grandes mobilisations contre les multinationales des énergies fossiles et les banques qui les soutiennent, le film raconte les étapes de cette mobilisation.

Irrintzina, c’est un cri d’alarme sur l’effondrement de notre monde mais c’est aussi un cri de joie poussé par des centaines de militants déterminés qui ont réalisé que si, ensemble, ils ne faisaient rien, personne ne le ferait à leur place.

Tour Alternatiba, Action Non-Violente COP21, Faucheurs de chaises, blocage du sommet pétrolier… Le film d’une génération qui ne se résigne pas, qui crée et invente un avenir désirable où bataille écologiste et sociale rime avec plaisir et joie d’agir ensemble. Soutenu par 1258 contributeurs, avec la participation d’une vingtaine de techniciens issus des médias « alternatifs », « citoyens » bref « pas pareils » à travers toute la France

Toulouse en Transition centre se réunit le 16 avril à 19h30 à La Cave d’A Côté

Avis à tous les transitionneurs !

La prochaine soirée de réunion du quartier de Toulouse En Transition centre se tiendra lundi 16 avril à 19h30 à La Cave d’A Côté.

Les principaux thèmes abordés seront l’amélioration de la végétalisation en centre-ville, mettre en place plus de compostage public dans nos quartiers, organiser une zone de gratuité et promouvoir les cafés suspendus et/ou baguettes en attente dans les commerces proches.

Cette séance est ouverte à ceux qui veulent se joindre au mouvement, alors n’hésitez plus et rejoignez la “Terre du Milieu” ! 😉

Les Ateliers de la Transition, un succès retentissant.

  

 

L’association Toulouse En Transition a encore frappé. Partant d’un concept original des “Ateliers de la Transition” imaginé par le sous-groupe “comité des fêtes”, elle a réussi à donner naissance à une soirée pratico-pratique . Fini les blablas, ils sont passés à l’action et cela a, selon les dires, porté ses fruits. Une soixantaine de personnes étaient présentes. Reportage.

Un concept à couper le souffle

“Nous voulons vous présenter les ateliers que nous organisons dans les quartiers afin que vous puissiez les dupliquer dans les vôtres” a lancé Darany, membre de l’association, à la première personne arrivée. Si nous lisons entre les lignes, l’association a déjà réalisé ce type d’ateliers dans plusieurs quartiers et a eu envie de les exposer et même de les transmettre en les faisant tester. Cinq ateliers pratiques étaient proposés :

  • La construction d’une jardinière avec un bac à réserve d’eau
  • La fabrication de cosmétiques et produits d’entretiens (lessive, déodorant)
  • la réalisation de “bombes de graines” pour la prochaine soirée verdissement de la ville
  • Une zone de gratuité
  • Un atelier “la transition dans ma rue”

Chaque atelier était proposé par des bénévoles de Toulouse en Transition (ou pas) qui montraient le principe et laissaient ensuite faire les gens.

  

  

Un repas (presque) exceptionnel

“Les gens ont apporté des choses succulentes et variées, il y en avait pour tous les goûts. Par contre, j’avoue qu’on manque un tout petit peu de vin, c’est dommage…” nous a chuchoté un membre de l’association qui a voulu rester anonyme.

L’idée est toujours la même, chacun apporte un petit quelque chose à partager ce qui permet d’allier convivialité, rencontre et … transition bien sûr. “A quand les ateliers cuisines” nous a lancé un inconnu au bataillon qui se léchait les babines.

Une prochaine soirée sous peu ? 

Les prochains Ateliers de la Transition se dérouleront à la salle San Subra le jeudi 19 avril à 20h dans le quartier Saint-Cyprien. Les bruits de couloir nous font dire qu’apparemment, il y aurait de nouveaux ateliers type “zéro déchêts” ou “lombricompostage”… On reste connecté pour en savoir plus !

-> Facebook 
-> site internet : agenda 

Le mot de la fin est du photographe des Ateliers de la Transition : “Le second degré de cette photo retranscrit à merveille la soirée que nous avons vécue. L’ambiance était à la fois légère et instructive accompagnée d’une pointe de folie. Quel régal !” .

A très vite 🙂

A la rencontre de Pierre et sa ferme.

“Je n’ai pas toujours voulu être maraîcher. Pendant un temps, j’ai voulu lancer une boite d’éco-construction car j’en avais un peu marre de l’activité maraîchère. Bon c’était bancal et ça n’a pas trop pris. Ma femme, elle, continuait de jardiner et de faire vivre la ferme en se disant : Mais qu’est-ce qu’il fout celui là ?? Ahaha, elle avait raison. Ni une, ni deux, j’ai repris ma casquette de maraîcher, et aujourd’hui nous vivons de cette activité depuis 30 ans”. Tels ont été les premiers mots de l’immense Pierre Besse.

 

Exactement vingt-quatre personnes ont visité la fabuleuse ferme de Pierre et Nicole Besse à Lagardelle-sur-Lèze à 30 km au sud de Toulouse.

Nous tenons à applaudir très fort les trois personnes d’un courage ultime qui s’y sont rendu(e)s à vélo. Retour sur cette visite.


La visite a démarré par un petit tour de table pour que tout le monde puisse se connaître. Autour de la “table” il y avait principalement des citadin(e)s qui avaient de l’intérêt pour la paysannerie, la permaculture, l’agroécologie, le jardinage et tutti quanti ! Chacun(e) avait un vocabulaire bien à lui, un parcours original (ou pas), une conception de l’agriculture particulière. Il fallait donc approcher de plus près le réel en allant au contact d’un paysan qui pratique, fait, transforme.

Mais qui est donc Pierre Besse ?

En parallèle de son diplôme d’agronomie, il lit les livres comme la plupart des étudiants d’aujourd’hui qui arrivent à mettre à distance internet. Il tombe sur un bouquin qui le touche particulièrement : “La révolution d’un seul brin de Paille”, écrit par Masanobu Fukuoka. Un paysan Japonais qui propage l’idée “d’Agriculture Naturelle” qu’il théorise et pratique lui même au sein de sa ferme. Ses méthodes sont nouvelles (et surtout anciennes) et la philosophie qui l’accompagne est plutôt de cultiver avec son environnement plutôt que … contre. La lecture est donc fortement recommandée. Par la suite, Pierre nous explique qu’il a passé huit ans en tant qu'”apprenti ” maraîcher sur un terrain à Ramonville prêté par la collectivité. Il expérimente l’activité sur deux hectares qui étaient selon lui “beaucoup trop pour ce qu’il savait faire”. Mais il s’accroche et persévère grâce à l’encouragement et la formation de sa “tutrice” Emilia Hazelip. Puis en 1997 il  achète, avec sa femme Nicole, 4 hectares de terrain à Lagardelle sur Lèze, construit sa maison et commence à produire de manière biologique mais assez “classique”. En 2006, il met en pratique une agriculture plus résiliente et décide d’arrêter le travail mécanisé et mécanique.

Et la ferme ?
Voici la description que nous pouvons vous faire : une magnifique maison en terre-paille auto-construite après quatre ans de travaux, un hectare de maraîchage inspiré de la permaculture, un verger, un poulailler sans poule et un espace test. A l’écrit cela semble presque un peu “bateau” nous en convenons. De visu, c’est autre chose. Mais vous ne pouvez pas vraiment comprendre malheureusement !
Bref, nous continuons la visite et arrivons sur l’Espace TEST. Une jeune femme d’une trentaine d’années, ancienne commerciale, se forme depuis le début de la saison en expérimentant le maraîchage sur petite surface. Pierre et Nicole lui laissent une partie du terrain et lui apportent quelques conseils quand elle en a besoin. Elle jongle entre autonomisation et formation… “Royal” pour se lancer dans de bonnes conditions. Son discours est passionnant, léger et nous nous identifions facilement à cette “jeune débutante”. Nous pensons tous : ” Peut-être que moi aussi en fait je pourrai devenir paysan(e) … ?  ” Je vous laisse imaginer la cogitation au retour de la ferme.

17 h : Les giboulées de mars n’en finissent plus. Nous décidons de s’arrêter là, nous remercions chaleureusement Pierre Besse pour sa disponibilité et lui proposons, en échange, de prêter mains fortes pour un futur chantier participatif.

Pierre a su nous conter avec passion la vie d’un paysan qui, avec trente ans de recul, garde une philosophie (et une pratique) qui alterne entre la recherche d’autonomie, de cohérence mais aussi la volonté de rester ouvert et disponible aux autres.

Encore merci à Pierre et Nicole de nous avoir accueilli. Merci également à l’association Toulouse en transition qui ne cesse de fournir un travail acharné, et tout simplement exceptionnel.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la ferme, voici les liens :

A très vite pour une prochaine visite.