GROUPE DE REFLEXION SUR LA TRANSITION A TOULOUSE

Changements climatiques, Pic pétrolier et résilience
Par Joseph GONZALES j.gonzales[at]laposte.net

Le 24 novembre, à la salle du Sénéchal,  nous avons présenté le film « In transition », à l’issue de cette soirée réunissant plus de 200 personnes, environ 80 personnes se sont inscrites pour participer au groupe de réflexion sur la transition à Toulouse.
Suite à différents échanges environ 30 personnes ont communiqué leur centre d’intérêt en relation avec la transition, et finalement 4 thèmes de travail ont émergé de ces échanges. Ces thèmes sont : la permaculture, la psychologie du changement, des jardins alimentaire sur les toits, des ruchers collectifs. Nous les présentons rapidement ci-après.

La permaculture : par Delphine GARAPON- delphinegarapon[at]free.fr
La philosophie, les concepts et principes de la permaculture sont des outils qui permettent
« Une conception consciente de paysages qui miment les modèles et les relations observées dans la nature pour obtenir une production abondante pour satisfaire les besoins locaux. » Définition de David Holmgren un des fondateurs de la permaculture dans les années 1970.
Le champ d’application de la permaculture est vaste : depuis la conception de systèmes vivriers soutenables répondant aux besoins locaux, jusqu’à la réflexion sur l’organisation sociale, la création d’éco-villages, l’inventaire des outils et technologies appropriés à la transition etc. Les personnes, leur habitat, la façon dont ils s’organisent sont au centre de la permaculture, il s’agit de réfléchir et créer des systèmes productifs  possédant les qualités  de :
Diversité – Stabilité -Résilience.

Psychologie du changement : par Annie RAMART – annie.ramart[at]orange.fr
Ma proposition, suite à notre réunion de novembre est d’animer un groupe de travail sur le processus de changement qui se fait par étapes, même si la tentation est grande de passer directement à l’action. Nous pouvons réfléchir ensemble sur ce qui fonde et ancre notre envie/besoin de changement, en tenant compte de nos désirs, envies, questionnements, inquiétudes, de nos différentes façons d’imaginer ce changement, de nos enthousiasmes et aussi de nos ambivalences. Où en sommes-nous chacun et ensemble ?
J’imagine ce ou ces groupes avec un nombre de personnes limité (15 environ) afin que chacun ait un espace de parole pour faire émerger ce qui le mobilise et de quelle manière ça le mobilise, ce qui le retient, le fait hésiter ou douter.
Proposer ce lieu d’écoute et de rencontre est, pour moi, un moyen d’entretenir les motivations de chacun avec ses espoirs et ses doutes.  J’imagine que ce travail peut concerner différents groupes de travail et/ou de personnes souhaitant se rapprocher de notre initiative de transition.

Jardins alimentaires sur les toits
: par Philippe ANTONA  – p.antona[at]gmx.fr
Il s’agit d’une manière originale de récupérer des espaces urbains inutilisés et stériles que sont les toits plats dans la ville de plus en plus dense et étendue. En plus de fournir une production ultra-locale d’aliments biologiques,  ces jardins agrémentent le paysage urbain. En outre, le rafraîchissement de l’air en été et la protection naturelle du bâtit sont autant de bénéfices pour les occupants des lieux. Pour concrétiser ce projet, il faudra trouver un/des espaces (accessible, lumineux, sécurisé) – Choisir la technique de culture. (Je préconise la culture en bac) – Mobiliser des volontaires – Définir les objectifs et la répartition de la récolte.
Se mettre d’accord sur des horaires de jardinage collectifs – Faire un suivi horticole – Prévoir des animations, de la communication intra et extra jardin.

Rucher collectif : par  Jean-Luc RZADKIEWA –  ptiloutoine31[at]yahoo.fr
Le concept proposé n’existe pas en France à notre connaissance.  Il a été réalisé à Londres.
Création d’un rucher commun d’une cinquantaine de ruches pour dix apiculteurs.
Il s’agit de produire du miel en circuit court avec des émissions de CO2 minimisées.
Ce miel et les produits apicoles pourront être commercialisés  soit dans le cadre d’une AMAP apicole, soit en direct, soit dans le cadre de l’utilisation d’une monnaie de substitution… Ce rucher sera localisé en zone urbaine ou périurbaine.
Pour concrétiser ce projet, il faudra trouver un terrain (clôturé ou à clôturer) et construire  un rucher couvert avec un bâtiment pour extraire le miel (contenant éventuellement une salle pour donner des cours d’apiculture ou pour recevoir du public).  Le groupe de travail devra : trouver des financements ; trouver un terrain ;  éventuellement construire les bâtiments en auto-construction…Il y a donc en premier lieu un travail de conception et de communication.

Si vous souhaitez travailler dans le cadre de ces groupes, n’hésitez pas à contacter les porteurs de projet

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